Le temps du rêve

Au pays des kangourous et des aborigènes, au début du monde, lorsque la terre cherchait encore la forme que nous lui connaissons maintenant, les génies de l’eau, de la terre et du feu se réunirent pour fêter la naissance de ce nouveau continent. Le génie du feu était heureux car partout la terre était rouge, sa couleur préférée. Le génie de l’eau était heureux car cette nouvelle terre était une immense île et le génie de l’air était heureux car il pouvait jouer de l’air chaud et sec sur les déserts, de l’air froid et humide sur les marais et s’amuser à jouer toute sortes de variations suivant les régions.
Au cours de cette fête, les trois génies baptisèrent cette nouvelle terre en lui offrant chacun un cadeau. Le génie du feu offrit la chaleur, source de vie. Le génie de l’eau offrit les rivières dans les déserts, source de vie. Le génie de l’air réfléchit un moment, et décida d’offrir un cadeau spécial aux hommes qui commençaient à peupler ce monde, il offrit le temps du rêve. Lire la suite « Le temps du rêve »

Le roi et la belle

Il était une fois, un pays de neige et de glace sur lequel régnait un roi plein de sagesse, Ce roi ressemblait à ce à quoi doit ressembler un roi qui se respecte. Il état grand et fort quoi qu’un peu vouté par l’âge, il possédait un visage harmonieux et serein orné d’une barbe grisonnante. Lorsqu’il se présentait à son peuple, lors de cérémonies officielles, il portait une couronne et un sceptre blancs qui s’illuminaient de couleurs chatoyantes lorsqu’il parlait.

Le pays regorgeait de richesses, des gisements de diamants aussi scintillants que le givre au petit matin, des forêts de hêtres élancés, des troupeaux de rennes et d’orignal qui permettaient aux habitants de ce pays de vivre en paix et en harmonie. Tous les jours le roi se promenait dans la ville et dans les campagnes alentours. Il écoutait les doléances, proposait des solutions et, si nécessaire, rendait la justice. Le roi était fier de son pays et considérait qu’il était au service de son peuple. Il était accompagné dans sa tâche par la magicienne Katioshka, la plus grande et la plus belle des magiciennes ayant jamais vécu. Lire la suite « Le roi et la belle »

Danseuses étoiles

Il était une fois, au fin fond d’une galaxie cousine de la Voie lactée, une constellation formée d’étoiles très particulières. Cette constellation n’avait pas de nom, et pour cause. Depuis toujours les constellations étaient nommées en fonction de la forme qu’elles prenaient. Chez les cousins de la Voie lactée, cela dépendait de la forme que voyaient les habitants d’une des planètes dite ‘la Terre’. Dans notre galaxie cela dépend de la forme que voient les habitants du ‘grand Soleil’, la plus brillante de toutes nos étoiles. Et les habitants ne pouvaient donner un nom à cette constellation car elle changeait constamment de forme. Les étoiles qui la constituaient étaient des étoiles farceuses et pleines de vie.  Lire la suite « Danseuses étoiles »

Le hibou au drôle de nom

 

Ce qui avait bien pu passer par la tête de maman hibou pour avoir décidé d’appeler son fils Hibiscus, personne ne le sut jamais. Elle même ne pouvait l’expliquer.

« C’était une évidence » disait-elle. « Lorsque je le regarde, je ne peux faire autrement ».

Cela avait mis toute la communauté des chouettes et hiboux en émoi. D’aussi loin que les plus anciens des anciens s’en souvenaient, les nouveaux nés s’appelaient comme leurs grands parents. Hibiscus aurait du se nommer Hector ou Alfred, Amandine ou Marthe s’il avait été un hibou fille.

Peut-être vous demandez vous pourquoi ces hiboux et ces chouettes portent de vieux prénoms français ?

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L’arbre de lune

Il y a très longtemps, au pays du soleil levant, régnait un empereur épris d’art et de poésie. Son poète préféré se nommait Chang Lu et l’empereur exigeait qu’il l’accompagne lors de tous ses voyages. Ce soir là l’empereur, après une visite officielle dans une petite ville de province, entraina une partie de sa suite se promener dans les environs de sa résidence. L’air était chaud et doux en cette fin de printemps et les senteurs de pivoines embaumaient l’atmosphère.

Au détour d’une allée, l’empereur s’arrêta soudainement, frappé par la beauté de la scène qui se trouvait sous ses yeux. Un arbre majestueux, noueux, étalait sa frondaison et semblait l’offrir aux rayons de la lune, qui en retour le nimbait d’une lumière pale.  L’arbre semblait avoir été sculpté par une main délicate dans un bloc d’argent.

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La tisserande de plaisir

Dans un royaume, niché au creux d’une vallée, vivait une jeune fille au pouvoir extraordinaire. Elle n’était ni particulièrement belle, ni particulièrement intelligente, elle vivait sagement près de sa famille. Sa particularité venait de sa passion pour les livres. Depuis que sa grand-mère lui avait appris à déchiffrer les mots sur son vieux livres de contes, elle s’était prise d’amour pour les histoires et elle profitait de son moindre temps libre pour aller lire à la bibliothèque du château. A son retour, elle partageait les histoires aux enfants du royaume en les racontant avec fougue. Elle pouvait devenir le chevalier pourfendant les dragons du haut de son fidèle destrier ou le renard tapi dans la neige, échafaudant sa prochaine ruse pour se moquer du loup. Les enfants, ravis, en redemandaient, et elle repartait en quête de livres.

Le jour de ses seize ans se produisit un phénomène étrange, elle avait emprunté un ouvrage et le lisait, assise sur un banc du parc royal. Elle était, comme d’habitude, entièrement absorbée par sa lecture, le livre à la lourde reliure de cuir posé sur ses genoux. Elle se sentait comme dans un merveilleux cocon de soie, protégée par ce cocon elle pouvait braver tous les dangers, éprouver toutes sortes d’émotions. Elle sentit soudain sur son mollet un chatouillement, elle tendit la main machinalement pour éloigner ce qu’elle pensait être un insecte et fut surprise de sentir

 

 

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La fourmi qui ne rapportait rien

Il était une fois, il y a très longtemps, au temps où certains hommes avaient encore le pouvoir de communiquer simplement avec les animaux, dans un très beau pays d’Afrique, un petit garçon qui aimait passer son temps à regarder les fourmis.

Le matin, après avoir effectué les petits travaux pour sa famille et le village, il était libre de son temps et depuis quelques jours il observait les allées et venues d’une fourmilière. Ce matin là, il avait les yeux dans le vague en nettoyant sa calebasse et son père lui demanda ce qui le rendait si songeur.

« Papa, saurais tu pourquoi une fourmi et une seule, parmi toutes les fourmis de la fourmilière, ne rapporte jamais rien ? Elle suit les autres jusqu’au grand papillon mort, mais là elle semble perdue puis elle repart sans rien. Je trouve cela bizarre. » Son père eut un étrange sourire et lui fit cette réponse « Ah, il faut demander à Mma Ramisté, cela fait bien longtemps que je ne lui ai plusparlé. »

 

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